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Mise en demeure d'avocat pour le recouvrement de vos créances impayées

Recouvrement de créances pour les entreprises - Praetoria

Impayés clients, factures en souffrance : la procédure, les délais et les coûts du recouvrement, et comment le cabinet Le Bouard Avocats récupère vos créances, à l'amiable comme au judiciaire.

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Environ 100 dossiers de recouvrement par an
82 % de réussite à l’amiable

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Le cabinet Le Bouard Avocats cité dans les médias
Recouvrement de créances pour les entreprises - Praetoria
Le Bouard Avocats · depuis 1977

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Me Noémie Le Bouard, avocate associée
Dossier suivi parMe Noémie Le BouardAvocate associée · Le Bouard Avocats
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82 % réglés à l’amiableMise en demeure sous 48 hAnalyse gratuite

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01

Cadre légal

Un cabinet d’avocats pilote chaque dossier, de la relance amiable jusqu’à la procédure judiciaire.

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Mise en demeure sous 48h

Une première relance à valeur juridique est envoyée à votre débiteur sous 48 heures.

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Coût net zéro créancier

Notre modèle vise un coût neutre pour le créancier sur les créances effectivement recouvrées.

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Point d'étape régulier

Un point d'étape par email ou téléphone à chaque avancée du dossier.

Ils parlent de nous

Nos références

Les 3 étapes de votre mise en demeure d’avocat.

De l’analyse de votre dossier au suivi de la réponse du débiteur, voici comment le cabinet prend en charge votre mise en demeure.

Avocat recouvrement de créancesRecouvrement de créances
01

Vous nous confiez votre créance

Vous nous transmettez votre facture impayée et les justificatifs. Nos avocats analysent gratuitement votre dossier et évaluent vos chances de recouvrement.

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Nous lançons la procédure de recouvrement

Relance, mise en demeure, négociation amiable puis, si nécessaire, action judiciaire : nous engageons les démarches adaptées à votre débiteur.

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Vous récupérez votre argent

On s'occupe de tout et vous suivez l'avancement en temps réel. Vous récupérez les sommes dues, les frais de recouvrement restant à la charge du débiteur lorsque la loi le permet.

Qu’est-ce que le recouvrement de créances ?

Le recouvrement de créances désigne l'ensemble des actions - amiables ou judiciaires - qu'un créancier engage pour obtenir le paiement d'une somme qui lui est due. En B2B, la créance est le plus souvent une facture impayée à son échéance, mais elle peut aussi résulter d'un avoir non remboursé, d'une indemnité contractuelle ou d'un solde de compte courant.

Les trois conditions légales d'une créance recouvrable

Pour être actionnable, une créance doit réunir trois qualités cumulatives :

‍Certaine : son existence est établie (facture, bon de commande signé, bon de livraison, contrat).
‍Liquide : son montant est déterminé ou facilement calculable.
‍Exigible : la date d'échéance est dépassée.

Bon à savoir : Si l'une de ces conditions fait défaut, la procédure sera contestée. C'est pourquoi l'analyse préalable du dossier - avant même d'envoyer une mise en demeure - est indispensable.

Pourquoi l'impayé client est un problème structurel ?

Les chiffres sont sans appel. Selon la Banque de France, les retards de paiement augmentent de 25 % la probabilité de défaillance d’une entreprise, et de 40 % lorsque le retard dépasse un mois.

Autrement dit, un impayé qui traîne fragilise directement la trésorerie. La loi encadre pourtant les délais : l’article L. 441-10 du Code de commerce plafonne les délais de paiement interentreprises à 60 jours date de facture (ou 45 jours fin de mois). Dès le premier jour de retard, le créancier peut réclamer des pénalités de retard et une indemnité forfaitaire de 40 € par facture pour frais de recouvrement - sans avoir à prouver de préjudice réel.

Point juridique - Art. L. 441-10 C. com.  : l’indemnité forfaitaire de 40 € est due de plein droit, dès le premier jour de retard, sans rappel préalable. Si vos frais réels de recouvrement dépassent ce montant (honoraires d’avocat, par exemple), vous pouvez réclamer une indemnisation complémentaire, sur justification.

La mise en demeure : le pivot du recouvrement

La mise en demeure de paiement est l’acte formel par lequel le créancier somme officiellement le débiteur de s’exécuter. Ce qu’elle produit, et ce qu’elle ne produit pas :
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  • Elle fait courir les intérêts moratoires : au taux légal (Art. 1344-1 C. civ.), sans que le créancier ait à démontrer un préjudice
  • Elle n’interrompt pas la prescription : attention, même envoyée en recommandé, une mise en demeure ne suspend ni n’interrompt le délai de 5 ans (Art. L. 110-4 C. com.). Seules une demande en justice, une reconnaissance de dette par le débiteur ou une mesure conservatoire ou d’exécution l’interrompent (Art. 2240, 2241 et 2244 C. civ. ; Cass., 18 mai 2022, n° 20-23.204). Si l’échéance approche, il faut agir en justice.
  • Elle constitue une preuve de tentative amiable : elle démontre que le débiteur a été clairement invité à payer avant toute saisine du juge, ce que les juridictions apprécient.

Une mise en demeure rédigée par un avocat, envoyée en recommandé avec accusé de réception, formalise ces effets et change radicalement la perception du débiteur.

Recouvrement amiable ou judiciaire ?

Ce n'est pas une question de préférence : c'est une question de stratégie adaptée à la situation du débiteur et à la nature de la créance.

Le recouvrement amiable : priorité à la rapidité et au coût

Le recouvrement amiable regroupe toutes les démarches qui visent à obtenir le paiement sans saisir un tribunal. En pratique, cela comprend :

- Les relances téléphoniques et par email (phase pré-contentieuse interne).
- La mise en demeure avant poursuite judiciaire, rédigée par un avocat.
- La négociation d'un échéancier ou d'un protocole transactionnel.

‍Quand le privilégier ? Lorsque la créance est incontestée, que le débiteur est solvable mais mauvais payeur, et que la relation commerciale a une valeur à préserver - ou non. Au sein du cabinet, 82 % des dossiers de recouvrement se règlent à l’amiable, sans aller jusqu’au juge.
‍

Bon à savoir : Une mise en demeure signée par un avocat n'a pas le même impact qu'un courrier interne. Elle signale au débiteur que le dossier est entre les mains d'un professionnel du droit, que les délais sont comptés, et que la prochaine étape est judiciaire.

L’exécution forcée

Muni d’un titre exécutoire, le commissaire de justice peut procéder aux mesures d’exécution (saisies) pour recouvrer effectivement les sommes dues.

Bon à savoir : un dossier bien constitué dès la mise en demeure (factures, bons de commande, échanges) accélère fortement la phase judiciaire.

Le recouvrement judiciaire : quand l'amiable a échoué

Si le débiteur ne réagit pas à la mise en demeure, ou s'il conteste la créance, la mise en contentieux devient inévitable. Plusieurs voies s'offrent alors :

Praetoria s’appuie sur un positionnement coût net zéro créancier : l’objectif est de réduire au maximum, voire de neutraliser, le coût pour le créancier sur les créances effectivement recouvrées, en réclamant au débiteur les frais que la loi permet de mettre à sa charge. Le détail des modalités vous est présenté avant tout engagement.

Procédure Délai estimé Conditions Juridiction
Injonction de payer 2 à 6 semaines Créance non contestée Tribunal de commerce
Référé-provision 4 à 8 semaines Obligation non sérieusement contestable Tribunal de commerce ou judiciaire
Assignation au fond 6 à 18 mois Créance contestée ou complexe Tribunal de commerce
Procédure simplifiée depuis 2026 1 à 2 mois Créance incontestée entre commerçants Commissaire de justice + greffe
Bon à savoir : la loi n° 2026-307 du 23 avril 2026 (art. L. 126-1 à L. 126-6 CPCE) crée une procédure permettant de recouvrer sans juge une créance facturée entre commerçants, certaine, liquide et exigible : le commissaire de justice signifie un commandement de payer ; faute de paiement ou de contestation dans le mois, il dresse un procès-verbal de non-contestation, que le greffier rend exécutoire. Toute contestation du débiteur met fin à la procédure. Sa mise en œuvre pratique attend encore le décret d’application prévu par la loi.

Recouvrement amiable vs judiciaire : le bon critère de choix

La vraie question n'est pas « amiable ou judiciaire ? » mais « quelle est la probabilité de paiement spontané du débiteur ? »

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Débiteur solvable, créance incontestée → mise en demeure + injonction de payer si nécessaire.
Débiteur en difficulté financière → agir vite, avant l'ouverture d'une procédure collective.
Créance contestée → assignation au fond, avec constitution de dossier probatoire solide.
Débiteur en liquidation → déclaration de créance dans les 2 mois (voir FAQ).
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Situation du débiteur Critère de choix Stratégie recommandée
Débiteur solvable Créance incontestée Mise en demeure, puis injonction de payer si le paiement n’intervient pas.
Débiteur en difficulté financière Risque d’insolvabilité ou de procédure collective Agir rapidement, avant l’ouverture d’un redressement ou d’une liquidation judiciaire.
Créance contestée Désaccord sur la dette, le contrat ou l’exécution de la prestation Engager une assignation au fond avec un dossier probatoire solide.
Débiteur en liquidation Procédure collective déjà ouverte Effectuer une déclaration de créance dans les 2 mois auprès du mandataire judiciaire.

Les étapes d'une procédure de recouvrement

Voici le déroulé opérationnel tel que nous le pratiquons pour nos clients PME. Chaque étape a une logique et un objectif précis.

Étape 1 - Analyse du dossier et qualification de la créance (24-48h)

Avant d'envoyer quoi que ce soit, on analyse :

- La nature et le montant de la créance (factures, contrat, bons de commande, preuves de livraison).
- La solvabilité apparente du débiteur (extrait Kbis, bilans publics, procédures collectives en cours).
- Les délais de prescription (5 ans pour les créances commerciales - Art. L. 110-4 C. com.).
- Les clauses contractuelles applicables (pénalités de retard, clause attributive de compétence, clause résolutoire).
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Bon à savoir : Une mise en demeure signée par un avocat n'a pas le même impact qu'un courrier interne. Elle signale au débiteur que le dossier est entre les mains d'un professionnel du droit, que les délais sont comptés, et que la prochaine étape est judiciaire.

Étape 2 - Envoi de la mise en demeure de paiement

La mise en demeure est rédigée sur papier à en-tête du cabinet, signée par l'avocat, et envoyée en LRAR. Elle contient :

- L'identification précise de la créance (références de factures, montants, échéances).
- La demande de paiement explicite, avec délai imparti (8 à 15 jours en pratique).
- Le rappel des intérêts de retard et de l'indemnité forfaitaire de 40 € (Art. L. 441-10 C. com.).
- L'avertissement clair : à défaut de paiement dans le délai, une procédure judiciaire sera engagée.

Point juridique - Art. 1344 C. civ. : la mise en demeure peut prendre la forme d’une sommation (acte de commissaire de justice) ou d’un acte portant interpellation suffisante, comme une lettre recommandée avec accusé de réception. En cas de lettre non réclamée, l’acte de commissaire de justice offre une preuve plus sûre.

Étape 3 - Suivi et négociation post-mise en demeure (3 scénarios)

Dans les 15 jours suivant l'envoi, trois scénarios :

‍Paiement intégral → dossier clôturé. C'est le cas le plus fréquent.
‍Proposition d'échéancier → négociation d'un protocole transactionnel avec garanties (reconnaissance de dette, clause pénale).
‍Silence ou refus → passage à la phase judiciaire.

Étape 4 - Procédure judiciaire et obtention du titre exécutoire

Si la mise en contentieux est nécessaire, nous saisissons la juridiction compétente - tribunal de commerce pour les litiges entre commerçants, tribunal judiciaire pour les autres. L'objectif est d'obtenir un titre exécutoire (jugement, ordonnance d'injonction de payer, procès-verbal de non-contestation) qui permettra d'engager des mesures d'exécution forcée.

Étape 5 - Exécution forcée

Une fois le titre exécutoire obtenu, le commissaire de justice peut procéder à :

‍→ Saisie-attribution sur les comptes bancaires du débiteur (la plus efficace et la plus rapide).
→ Saisie-vente de biens mobiliers.
→ Saisie des créances du débiteur sur ses propres clients.

L'exécution forcée est souvent le moment où le débiteur, qui a résisté jusqu'ici, règle enfin - pour éviter le blocage de ses comptes.

Combien coûte un recouvrement de créances ?

C’est la question que tout dirigeant pose en premier. Et c’est légitime : engager un avocat sur un impayé de 3 000 € ne doit pas coûter 2 500 € de frais. Voici comment nous avons structuré notre offre pour réduire au maximum le coût net du recouvrement pour le créancier.

Élément Montant / règle Ce que cela couvre Impact pour le créancier
Pack Bouclier 200 € HT + 10 % du résultat Analyse du dossier, rédaction et envoi d’une mise en demeure d’avocat. Une offre lisible, adaptée aux créances B2B, sans frais disproportionnés.
Forfait fixe 200 € HT Première action formelle contre le débiteur : analyse, stratégie et mise en demeure. Le coût peut être réclamé au débiteur dans la mise en demeure.
Honoraires de résultat 10 % des sommes récupérées Rémunération liée uniquement aux sommes effectivement encaissées. Vous ne payez cet honoraire que si le recouvrement aboutit.
Exemple de rendement 200 € HT engagés pour récupérer 5 000 € ou 15 000 € Mise en demeure d’avocat et pression juridique immédiate sur le débiteur. Rendement potentiel très élevé si le débiteur règle rapidement.
Coût net zéro créancier Frais réclamés au débiteur Indemnité complémentaire de recouvrement et frais irrépétibles, selon les cas. Lorsque le recouvrement aboutit, le coût net peut tendre vers 0 €.
Base légale mobilisable Article L. 441-10 du Code de commerce + article 700 du CPC Frais réels de recouvrement et frais engagés dans le cadre d’une procédure judiciaire. Possibilité de faire supporter tout ou partie des frais au débiteur.
Coût de l’inaction Prescription, insolvabilité, perte définitive Risque de perdre la créance si aucune action n’est engagée à temps. L’inaction peut produire un rendement de -100 %.
PRAETORIA par Le Bouard Avocats

Une offre claire
pour chaque créance

Mise en demeure, injonction de payer, référé-provision ou assignation au fond : chaque dossier est orienté vers le levier le plus adapté selon les pièces, l’urgence, le montant dû et l’attitude du débiteur.

Dernière relance avocat

Pack Bouclier

Mise en demeure d’avocat et négociation amiable pour créer un premier rapport de force juridique avant toute procédure.

200 € HT + 10 % des sommes récupérées

Ce que comprend le pack

  • Analyse des factures et pièces disponibles
  • Vérification de la créance
  • Rédaction de la mise en demeure
  • Envoi au débiteur
  • Suivi de la réponse
  • Négociation amiable éventuelle
Pour quel cas ?

Pour une facture arrivée à échéance, déjà relancée, mais toujours impayée. Adapté lorsque le débiteur ne répond plus, promet de payer sans le faire, demande encore du temps ou semble gagner du temps. C’est le bon pack pour envoyer une dernière relance ferme par avocat avant d’envisager le tribunal.

Analyser ma créance
Décision rapide

Pack Protection Renforcée

Référé-provision pour obtenir rapidement une décision lorsque la créance est solide et peu contestable.

1 500 € HT + 10 % des sommes récupérées

Ce que comprend le pack

  • Analyse juridique du dossier
  • Rédaction de l’assignation en référé
  • Coordination avec commissaire de justice
  • Rédaction des conclusions
  • Préparation du dossier de plaidoirie
  • Audience et suivi de la décision
Pour quel cas ?

Pour une créance solide, importante ou urgente, lorsque le débiteur bloque le paiement alors que la dette paraît difficilement contestable. Adapté lorsque l’entreprise veut obtenir rapidement une décision du juge, avec audience, plaidoirie et demande de condamnation au paiement.

Demander un avis
Contentieux complet

Pack Défense Totale

Assignation au fond pour défendre une créance contestée dans un contentieux complet devant le tribunal.

Dès 2 000 € HT + 10 % des sommes récupérées

Ce que comprend le pack

  • Analyse complète du litige
  • Stratégie judiciaire personnalisée
  • Rédaction de l’assignation au fond
  • Conclusions et réplique aux écritures
  • Audience de plaidoirie
  • Suivi de la décision et exécution
Pour quel cas ?

Pour les dossiers contestés ou sensibles : facture discutée, prestation critiquée, contrat remis en cause, compensation invoquée, mauvaise foi du débiteur ou montant important. Adapté lorsqu’un vrai débat judiciaire est nécessaire pour faire reconnaître la créance devant le tribunal.

Étudier mon dossier
Mentions importantes. Les honoraires indiqués s’entendent hors taxes et hors frais externes éventuels : frais de greffe, commissaire de justice, débours, contributions et frais d’exécution. L’honoraire de résultat est calculé uniquement sur les sommes effectivement récupérées. Toute intervention fait l’objet d’une convention d’honoraires préalable.

À lire aussi : l’indemnité forfaitaire de 40 € à réclamer dans la mise en demeure, et les étapes du recouvrement d’une facture impayée.

Questions fréquentes

Combien de temps prend un recouvrement de créances ?

Ça dépend du scénario. Si la mise en demeure suffit à déclencher le paiement - ce qui est le cas dans la majorité des dossiers non contestés - le recouvrement amiable prend 2 à 4 semaines à compter de l'envoi du courrier.

Si une procédure judiciaire est nécessaire, les délais varient :

> Injonction de payer : 4 à 8 semaines pour obtenir l'ordonnance, puis quelques jours pour la saisie-attribution.

> Procédure simplifiée (créances incontestées entre commerçants, depuis 2026) : 1 à 2 mois.

> Assignation au fond (créance contestée) : 6 à 18 mois selon la juridiction et la complexité.

La rapidité d'action est déterminante : plus vous agissez tôt après l'échéance, plus le débiteur est solvable et plus le recouvrement est probable.

Puis-je recouvrer une créance sans avocat ?

Oui, techniquement. Vous pouvez envoyer vous-même une lettre recommandée, saisir le tribunal de commerce sans avocat (la représentation n'est pas obligatoire pour les injonctions de payer), ou utiliser un service de recouvrement amiable.

Mais la question n'est pas « puis-je ? » - c'est « est-ce efficace ? ». Une mise en demeure signée par un avocat a un impact psychologique et juridique radicalement différent d'un courrier interne. Elle signale que le dossier est entre des mains professionnelles, que les délais sont maîtrisés, et que la prochaine étape est judiciaire. Le taux de règlement spontané après une mise en demeure d'avocat est significativement supérieur. Et pour 200 € HT, le rapport coût/efficacité est sans comparaison.

La mise en demeure est-elle obligatoire avant d’aller au tribunal ?

La mise en demeure n’est pas toujours obligatoire au sens strict, mais elle reste fortement recommandée avant toute action judiciaire. En matière d’injonction de payer, la loi n’impose pas nécessairement une mise en demeure préalable. Toutefois, les juges apprécient favorablement les créanciers qui démontrent avoir tenté un règlement amiable avant de saisir la juridiction.

Dans certaines procédures, comme le référé ou l’assignation au fond, l’absence de mise en demeure peut également affaiblir la demande, notamment lorsqu’il s’agit d’obtenir une condamnation aux dépens ou une indemnité au titre de l’article 700 du Code de procédure civile.

La mise en demeure présente aussi un intérêt juridique important : elle permet de formaliser le retard de paiement, de faire courir les intérêts moratoires et de montrer que le débiteur a été clairement invité à régler sa dette. Ne pas l’envoyer, c’est souvent se priver d’un levier de pression efficace et d’un élément de preuve utile devant le tribunal.

Que faire si mon débiteur est en liquidation judiciaire ?

Si le débiteur est placé en liquidation judiciaire, le créancier doit agir rapidement. Il dispose en principe d’un délai de 2 mois à compter de la publication du jugement d’ouverture au BODACC pour déclarer sa créance auprès du mandataire judiciaire ou du liquidateur désigné par le tribunal.

Cette déclaration doit mentionner le montant exact de la créance, sa nature, son origine et les pièces justificatives correspondantes. Il est essentiel de joindre les factures, contrats, bons de commande, bons de livraison, échanges écrits et tout document permettant d’établir la réalité de la dette.

Le non-respect du délai peut entraîner la forclusion. Dans ce cas, la créance devient inopposable à la procédure collective et le créancier risque de perdre toute possibilité de remboursement. La déclaration de créance ne garantit toutefois pas le paiement. En liquidation judiciaire, les créanciers chirographaires, c’est-à-dire ceux qui ne disposent d’aucune garantie particulière, sont souvent peu ou pas remboursés lorsque l’actif disponible est insuffisant.

Si le créancier bénéficie d’une sûreté, comme un nantissement, une hypothèque, une réserve de propriété ou une caution, celle-ci doit être expressément mentionnée dans la déclaration. Elle peut permettre d’obtenir un rang prioritaire dans la distribution de l’actif.

Qu’est-ce que l’article 700 du CPC ?

L’article 700 du Code de procédure civile permet au juge de condamner la partie perdante à verser à son adversaire une somme destinée à couvrir les frais non compris dans les dépens. En pratique, il s’agit principalement des honoraires d’avocat.

Il n’existe aucun barème automatique. Le juge fixe librement le montant accordé en fonction de l’équité, de la situation économique des parties, de la complexité du dossier, des frais réellement engagés et du comportement procédural du débiteur. Dans les litiges de recouvrement de créances, l’article 700 peut permettre au créancier de récupérer une part significative de ses frais, notamment lorsque le débiteur a adopté une attitude dilatoire ou injustifiée.

Pour en bénéficier, le créancier doit formuler une demande expresse dans ses écritures et produire, lorsque cela est utile, des justificatifs des frais exposés. L’article 700 constitue donc un outil important dans une stratégie de recouvrement, puisqu’il permet de faire supporter au débiteur défaillant une partie du coût provoqué par son refus de payer.

Que faire si le débiteur conteste la créance ?

La contestation ne bloque pas nécessairement le recouvrement. Elle oblige surtout à choisir la procédure la plus adaptée. Lorsque la contestation paraît artificielle et sert uniquement à gagner du temps, une assignation au fond permet de faire trancher le litige par le tribunal. Dans ce cas, un dossier probatoire solide, composé notamment des factures, bons de commande, preuves de livraison, devis acceptés et échanges écrits, permet généralement de démontrer le bien-fondé de la créance.

Lorsque la contestation est plus sérieuse, par exemple en cas de litige sur la qualité de la prestation, les délais d’exécution ou la conformité des marchandises, il est nécessaire d’évaluer le risque judiciaire avant d’engager une procédure. Dans certains dossiers, une transaction bien négociée, avec paiement partiel immédiat et calendrier sécurisé, peut être plus efficace qu’un procès long, coûteux et incertain.

Enfin, si la contestation est manifestement abusive, le juge peut sanctionner le débiteur en le condamnant non seulement au paiement de la créance, mais également à des dommages-intérêts pour résistance abusive, ainsi qu’au remboursement d’une partie des frais d’avocat au titre de l’article 700 du Code de procédure civile.

Dans tous les cas, il ne faut jamais laisser une contestation sans réponse. Le silence du créancier peut fragiliser le dossier, donner du poids à la position du débiteur et retarder inutilement le recouvrement.

Qu est-ce que le coût net zéro créancier ?Qu est-ce que le coût net zéro créancier ?Qu est-ce que le coût net zéro créancier ?

Le coût net zéro créancier désigne le principe selon lequel les frais engagés pour recouvrer une créance, y compris les honoraires d’avocat, peuvent être récupérés auprès du débiteur. L’objectif est simple : permettre au créancier de ne pas supporter, in fine, le coût du recouvrement d’une somme qui aurait dû être payée spontanément.

Ce mécanisme repose d’abord sur l’article L. 441-10 du Code de commerce. En matière B2B, le créancier peut réclamer au débiteur, en plus de l’indemnité forfaitaire de 40 €, une indemnité complémentaire lorsque les frais réellement exposés pour le recouvrement sont supérieurs à ce montant. Cette demande doit toutefois être justifiée.

En cas de procédure judiciaire, l’article 700 du Code de procédure civile permet également au juge de condamner le débiteur à rembourser tout ou partie des frais d’avocat engagés par le créancier. Le montant accordé dépend notamment de la complexité du dossier, du comportement du débiteur et des justificatifs produits.

En pratique, le coût net zéro est atteignable lorsque le dossier aboutit à un paiement amiable ou judiciaire. Il ne peut toutefois pas être garanti si le débiteur est insolvable, en liquidation judiciaire sans actif ou si la créance s’avère juridiquement fragile.

Une créance à recouvrer ?

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